26/01/2007

Ah la belle.

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Clairement, la PC est allumée,  les nozzles sont ouverts en grand. On met des "smoke pods" pour que le public se rende mieux compte de l'évolution de l'appareil. Les vortex de bouts d'ailes sont ainsi mieux représentés, et varient suivant la vitesse/angle d'attaque de l'avion. C'est aussi plus spectaculaire ainsi.

Ces pods sont attachés en bouts d'ailes, à la place des missiles d'entraînements,  et se mettent en route en poussant sur un bouton. Tout simple. L'apparition de la fumée est dû à un liquide mis dans le pod, puis drainé vers l'extérieur par un système de pompe et de comburant( je crois,  je dis peut-être une bétise là...)

La couleur elle est très simple à obtenir,  c'est celle du liquide. La fumée ne dure que le temps du réservoir , et est donc fonction de la capacité de ce dernier.

Bel avion quand même...

17:17 Écrit par falconpilot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/01/2007

Réflexion sur une configuration...

Si on regarde l'image ci-dessous,  on voit que la post-combustion est allumée,  mais en étant plus attentif on remarque aussi que les aérofreins sont sortis( ce sont ces quatres surfaces de part et d'autres du moteur.  On général on utilise soit l'un soit l'autre mais pas les deux en même temps pour des raisons évidentes! Soit le pilote à oublié,  soit il change la configuration pour accéder à un autre régime de vol.

 

On peut aussi remarquer sur cette image que l'avion tourne autour de son axe longitudinal, cela ce voit avec les commandes de  plan horizontal (stabilizer) qui sont en décalage l'une de l'autre. Les trails visibles sont le résultat des "G's" (positifs ici )que le pilote tire pendant ces manoeuvres. Vu leur signature sur l'extrados de l'aile,  le pilote ici subit une belle pression...

 

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09:01 Écrit par falconpilot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/01/2007

Allez, une petite image après toutes ces paroles.

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11:05 Écrit par falconpilot dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

J'ai un peu de temps devant moi.

J'ai dernièrement reçu un message d'un visiteur me demandant de mettre un peu plus d'infos sur ma vie et sur ma carrière.  Bref,  le "où j'ai vécu,  ce que j'ai fait,  ce que je suis devenu..." Une auto-biographie quoi. Je le ferai très certainement un jour, proche ou éloigné, mais je préfère répondre aujourd'hui à une autre question,  comment effectuer le passage du pilote de chasse à celui du pilote de ligne,  et pourquoi (pour moi et d'autres)?

 

Tout d'abord,  le pourquoi...

On est pilote de chasse par passion,  pas par nécéssité... On ne fait pas ce métier pour que cela "rapporte",  mais parce que on est accroché !!! Et on commence ce métier souvent très jeune,  sans femme ni autres attaches.

Le métier de pilote de ligne attire tout autant de jeunes passionnés d'aviation,  qui à mes yeux ne déméritent en aucun cas par rapport aux pilotes de chasse,  car leur passion est de voler sur des avions de lignes ... Tout simplement. C'est leur truc,  comme aux autres c'est leur truc de se retrouver sur une arme volante. J'ai comme collègues pilotes de ligne actuellement quelques jeunes gars,  et je peux vous dire que leur motivation me rappelle la mienne !!!

De plus,  ils sont brillants.

Ceci  est dit,  surtout pour ne pas heurter la sensibilité de certains professionnels qui pourraient me lire. La tendance générale est de croire que les pilotes de chasses sont tous des grandes "g.....",  il y en a ,  c'est sûr,  mais il ne faut pas en faire une généralité. De plus il y en a aussi chez les pilotes de lignes. -:)))

Je suis passé pilote de ligne après douze ans d'engagement comme pilote militaire,  et j'ai eu cette chance de voler sur des avions de chasse. Pourquoi ce passage? Alors que je pouvais rester  dans mon unité?  Parceque ma femme me l'a demandé...

Certains évenements de ma vie professionnelle ont été tellements marquants au niveau familial que j'ai opté pour une vie un peu plus tranquille. Pertes de plusieurs amis,  départs non-stops de la maison pour plusieurs semaines, vie entre amis et non plus familiale car 5 mois à l'étranger par ans( ma femme m'a même surpris en me regardant l'air de dire " que fais tu dans mon frigo..."),  avions de moins en moins disponibles,  personnel naviguant de moins en moins présent... De ce fait, lorsque la fin de mon contrat arrivait, j'avais un choix. Un choix que nous avons fait à deux.

Breveté en 92,  j'ai entrepris de passer mes études théoriques de pilote de ligne en 94. Pourquoi?  Ben pour avoir ce choix justement,  pour plus tard,  au cas où ! J'ai donc pris des cours du soir comme pilote de ligne dans une école privée,  pour pouvoir ensuite passer les examens théoriques de pilote de ligne,  examens indispensables pour une carrière dans le civil. De nos jours,  les examens sont beaucoup plus faciles, et mettent moins de pressions sur les candidats. En 94,  c'était "hâuuuuute chôoooose..." Surtout l'examen moteur piston et moteur turbo... Houlâ. Sans parler de cellule ni de celui en aérodynamique... C'est bien simple,  sur 180 candidats à l'examen,  30 ont réussi du premier coup.

Lorsque ma femme m'a demandé de "changer d'orientation", il me manquait l'aspect pratique de la licence,  ce qu'ai j'ai effectué auprès d'une école de vol privée.  Vols aux instruments(civil) et vols bimoteurs.  Comme les heures de vols sont là par le militaire,  la licence de pilote professionnelle est acquise sans trop débourser.( Pour votre information,  un jeune qui choisit cette voie doit payer en général +-75000 euros pour les cours théoriques et pratiques en vol). Car il faut aussi y aller de son portefeuille. Une heure de vol en bimoteur coûte aux alentours de 500 euros,  sans moniteur de vol. Il y a matière à exploser le budget si on se lâche un peu de trop...

J'ai eu la chance de pouvoir passer certains cours obligatoires dans une ancienne grande compagnie,  cours offerts aussi car cette compagnie m'engageait.  Malheureusement,  elle a été déclarée en faillite (sans l'être pour autant.) Et puis ce sont les différents tests pour rentrer comme personnel naviguant,  puis les cours au sol théoriques de connaissances de la machine,  puis les simus,  avec des tests évidemment,  et enfin le passage de l'entraînement en ligne,  toujours ponctué par un test (petit cette fois),  et le lachâge dans sa fonction.En parlant de fonction,  j'en change à la fin de mois-cî,  je vais suivre l'entraînement comme Commandant de bord. Un gros pas en avant,  et encore moins de temps pour moi car les études se représentent.

Il faut savoir que c'est un métier ou l'on reste plongé dans ses livres,  car il y a tellement qu'il faut toujours rester accroché dans ses bouquins, sinon la connaissance s'en va. Et comme chaque six mois il faut prouver au simulateur que l'on est toujours apte,  tant au niveau connaisance que au niveau aptitude en vol,  rien de tel que d'étudier !.

Voilà, c'était une réponse à une question.

 

11:00 Écrit par falconpilot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |