23/08/2008

Depuis ce temps...

Bonjour à vous,

 

Voici des mois que je n'ai pas posté de messages ni de photos sur ce blog. Merci de ne pas m'en tenir rigueur, le boulot et autres ce sont par trop imposés...

Pour les nouveaux visiteurs, merci de cliquer sur les archives, cela vous permettra de découvrir de belles images ainsi que quelques explications sur le métier de pilote de chasse.

Pour ceux qui sont déjà venu, voici un texte...Cela peut sembler imagé, catégorisé, ou sans importance pour certain d'entre vous, mais il faut parfois s'exprimer.

Le métier d'aviateur est à part...

Pourquoi dire cela?

Depuis que je suis passionné par l'aviation, c'est à dire depuis tout petit, je n'ai cessé de lire et de m'informer sur ce sujet. Il va de soit que pour mon équilibre je me suis aussi penché sur d'autres sujets qui ont captés mon attention (merci à mes parents!!!), et qui m'ont permit de me sortir du monde trop fermé de l'aviation lorsqu'on s'y interresse trop. Bref la famille, le sport, la lecture, ainsi que d'autres  centres d'intérêts tels que la pêche à la mouche, le jardinage, la nature, m'ont permis de prendre une élan autre que certains de mes collègues qui ne se passionnent que pour l'aviation. Un sujet prenant...                              J'ai lu probablement tout ce qui à put me tomber sous la main en ce qui concerne les combats aériens de la seconde guerre mondiale, et ceci des ceux côtés s'affrontant.( Clostermann, Galland, lallemand et autres... Bien d'autres) La guerre du Pacifique et ses secrets aéronautiques de victoires  Japonaises puis Américaines n'ont plus beaucoup de secrets pour moi. J'ai pu à chaque lecture me rendre compte de la ferveur de chaque auteur pour son métier. Mais je ressentais aussi le dégout imposé par la situation de le seconde guerre mondiale. Galland et Lallemand sont ceux qui m'ont le plus frappé dans leur simplicité d'expressions. Sans haine mais pour le devoir.

Parce que c'est bien de devoir que je désire parler ici. Le devoir d'accomplir son devoir... Ce pourquoi on est formé depuis le début lorsque l'on rentre dans l'aviation militaire.               Il ne faut pas se tromper lorsque l'on rentre pour faire pilote militaire. on y rentre pour la passion de voler sur un avion d'arme, mais c'est bien un avion de guerre dont on parle. La passion efface tout, puis vient irrémédiablement l'instant ou on se rend compte que ce métier est un métier de guerre. Bien sur que les uniformes sont magnifiques, surtout avec ces ailes (Macarons pour les Français). Le prestige de dire que l'on fait partie de cette infime partie de la population qui vole sur un avion de guerre, qui s'est présenté parmi de nombreux candidats, et qui à été choisi, puis entrainé, qui a vu 70 % de ses copains de promotions virés parce que jugés inaptes à la tâche, puis qui à vu  certains de ceux qui ont réussi se tuer en mission d'entrainement... Que dire d'autres, nous qui de notre époque ne sont que les héritiers d'une arme vieille de cent ans au plus, mais qui a tellement évolué, et qui s'est imposée comme redoutable. Les conflits actuels ne représenteront jamais ce que furent les risques pendant la première et la seconde guerre mondiale, mais les risques encourut par ces pilotes qui s'entraînent, puis se battent au dessus de territoires en conflits actuellement , vont tous dans le même sens. Accomplir son devoir.                                                               Ce qui les différencie de nos prestigieux prédécesseurs? Ils ne défendent pas leur pays, mais ils défendent ce qui represente pour eux la liberté. Des valeurs qui ont tendances à disparaître de notre temps. Gloire et Honneur. Pourtant ces valeurs ont été aussi défendues par les bélligérants des deux guerres, des deux cotés...

Le pilote de chasse reste à part. C'est un homme dont l'égo au départ est fort, puis entrainé dans cette direction à devenir encore plus fort, car il ne peut pas pas douter dans ses décisions. Il est entraîné pour, l'ambiance de son squadron (escadron) le fera appartenir à cette élite, ses missions seront chaque fois plus complexes, ses responsabilités aussi. Et son sens du devoir ne sera jamais remis en cause. Si il doute, c'est fini. Donc l'adage "...cela va aller, on va le faire avec ce qu'on a..." est tellement vrai... 

Merci de lire "rendez vous avec la chance de Lallemand" et "jusqu'au bout sur nos messerchmidt" de Galland, "le Grand cirque de"  Clostermann, "le vol de l'intruder"...

Texte rédigé suite à une discussion avec des jeunes ( 22-27 ans), tellement désabusés, si peu amènes sur leurs capacités, tellement loin de la réalité, enfoncés dans leurs jeux de playstation et autres, et ne portant qu'un regard désintérressé  sur le monde qui les entoure.

Pourtant, tout cela reste à leur portée.

01:23 Écrit par falconpilot dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |